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La success story du crowdequity en France

Au sein du financement participatif, le crowdequity n’en finit plus de séduire les startups. En 2016, ce mode de financement enregistrait un taux de croissance de 36% par rapport à l’année précédente devançant ainsi le financement par le don. Les raisons ? Un mode de financement plus souple et plus transparent que les autres qui rassurent les bailleurs souvent conscients des risques liés au financement participatif. Face à cet essor, les pouvoirs publics ont décidé de continuer à  faciliter l’accès à ce mode de financement et il y a fort à parier que 2017 sera l’année de tous les records pour le crowdequity.

Ce qui a changé pour le crowdequity

Lors des dernières Assises de la finance participative organisées par l’association Finance Participative France (FPF) le 29 mars dernier, Emmanuel MACRON a annoncé une série de mesures destinées à rendre l’utilisation des plateformes proposant un financement par le crowdequity plus attractif.

Il est désormais possible pour les plateformes possédant le profil CIP (Conseiller en Investissement Participatif) de permettre aux projets qu’elles soutiennent de lever non plus 1 mais jusqu’à 2,5 millions d’euros de fonds. Autre nouveauté dans ce milieu, les projets ont la possibilité d’émettre des actions de préférences, des obligations convertibles et des titres participatifs permettant de répondre à de nouveaux besoins et donc attirer un public plus large. Dans le premier cas les investisseurs peuvent profiter de paiements de dividendes en priorité, ils sont aussi plus protégés en cas de faillite. Les obligations convertibles donnent le droit, si le porteur le souhaite, de convertir l’obligation en action dans un temps donné. Enfin les titres participatifs assez peu utilisés aujourd’hui se caractérisent par une absence de droit de vote et une rémunération compensatrice (avec à la fois une partie fixe et une partie variable).

2017 ou l’année des records

Suite à ces changements, de plus en plus de porteurs de projets se tournent vers le crowdequity pour obtenir un financement et on assiste à de beaux succès.

Parmi eux, Wistiky et son record fin février de 4 millions d’euros financés dont 2 millions grâce à la plateforme de crowdequity ANAXAGO. L’idée est simple : permettre aux utilisateurs du porte clés électronique de ne plus perdre leurs affaires grâce à des trackers intégrés aux porte-clés qui permettent de localiser simplement les objets équipés.

Cette levée de fonds historique a donc été rendue possible pour moitié grâce à des investisseurs privés comme l’explique Bruno Lussato, co-fondateur de la start-up :

« Les 200 personnes qui ont participé à cette campagne de financement participatif ont mis sur la table des tickets de 1 000 à 10 000 euros, ils reçoivent en échange des actions, comme des business angels traditionnels ».

Cette collecte a été réalisée grâce au rehaussement du plafond des montants pouvant être investis par les particuliers en 2016. Cette augmentations des plafonds permettra dans les mois à venir à de plus en plus de plateformes de financement d’afficher des performances similaires.

Un mode de financement qui s’adresse à tous les types d’entrepreneurs 

Le financement participatif c’est avant tout faire appel à une communauté et les porteurs de projets en sont bien conscients.

Dernièrement les projets sociaux ou autres projets de vie formulés par les particuliers ont le vent en poupe. Ainsi de nombreux projets de financements d’études ou de traitement médicaux sont actuellement financés par cette solution.

Si une histoire touche le public elle peut désormais rapporter, grâce aux crowdequity, des sommes conséquentes.

La société des 3 colonnes, spécialiste du viager solidaire, le prouve en réussissant sur la plateforme de crowdequity LetitSeed (lien Novafi) une levée de fonds de 3,3 millions d’euros. Dans ce cas précis, le plafond de 2,5 millions d’euros a pu être dépassé grâce au statut PSI (Prestataire de service et d’investissement) que possède la plateforme LetitSeed et qui permet aux porteurs de projets de lever jusqu’à 5 millions d’euros. Les autres avantages de ce profil sont notamment de pouvoir s’implanter dans d’autres pays européens ou encore de communiquer sur les campagnes de financement.

La législation se place encore une fois du côté des bailleurs qui opteraient pour cette solution. Il existe des avantages fiscaux attractifs destinés à encourager le soutien à la création d’entreprise. L’impôt sur le revenu peut donc bénéficier d’un abattement pouvant aller jusqu’à 18% du montant investi.


Pour en savoir plus :

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