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Situation de l’emploi de l’ESS en France

Epargne solidaire | 24/07/2017

L’économie social et solidaire (ou ESS) est une préoccupation qui ne cesse de croitre au sein de la population française.

L’association à but non lucratif Recherches et Solidarité, constituée d’un réseau associatif d’experts, au service de toutes les formes de solidarité,  dresse un bilan de l’emploi de l’ESS en 2016.

Des régions aux performances contrastées

En s’appuyant sur le nouveau découpage des régions françaises – entrée en vigueur en janvier 2016 – on constate que les « bons élèves » de l’ESS se situent majoritairement dans des régions telles que la Bretagne, l’Occitanie, la Bourgogne Franche Comté ou encore la Nouvelle Aquitaine. Dans chacune de ces régions, on constate qu’en moyenne la part de l’emploi privé dans l’ESS est supérieure à 14,5%.

En revanche, des régions pourtant économiquement très performantes comme l’Ile de France ou la région PACA, se retrouvent dans la strate la plus faible des emplois de l’ESS en totalisant moins de 13,5% des emplois.

A titre d’exemple, la Bretagne concentre deux fois plus d’emplois privés dans le secteur de l’ESS quand on le compare à la part de l’Ile de France (16% des emplois en Bretagne contre 8,8% en IdF).

(source: Recherche et Solidarité, Economie Sociale: Bilan de l’emploi en 2016)

Les emplois en lien avec l’associatif gagnent du terrain

Globalement, les effectifs des emplois du secteur associatif sont en hausse. En effet, en 2016, l’emploi associatif enregistre une progression de 0,7% de ses effectifs par rapport à l’année 2015.

Cette hausse, bien qu’assez limitée, peut être interprétée comme le commencement d’une réelle prise de conscience, sur la durée, des besoins du secteur. Cependant, il est à noté que si l’on constate effectivement une amélioration générale, l’ensemble reste hétérogène et les difficultés sont persistantes dans des secteurs tels que de l’aide à domicile et de la culture.

Le secteur coopératif ne connaît toujours pas de renouveau et continue sa lente érosion –  baisse de 0,9% des effectifs – majoritairement à cause des coopératives agricoles.

Pôles attractifs de l’ESS

Pas moins de 700 000 départs à la retraite sont attendus d’ici 2025 tous secteurs confondus. Ce chiffre laisse à supposer que le secteur de l’ESS sera enclin à recruter à court/moyen terme.

Les défis de l’ESS sont donc majoritairement l’attractivité des carrières professionnelles et la visibilité d’un secteur qui en dépit d’un fort potentiel reste aujourd’hui encore trop confidentiel.

La formation et  la qualité des conditions de travail seront donc des enjeux importants qui permettront une forte reconnaissance du secteur dans les années à venir.

Amélioration du financement de l’ESS

Les pistes d’améliorations du financement de l’ESS sont nombreuses. En effet, la stabilité financière pour les structures dédiées à l’ESS est souvent difficilement atteignable, ce qui freine les investisseurs potentiels. Trois causes majeures ont été identifiées pour expliquer cette instabilité :

  • La tarification publique ne permet pas de couvrir le coût des actions concernées
  • Les subventions dédiées sont versées trop tardivement entraînant des problèmes de trésorerie.
  • Avec des fonds propres insuffisants, il est difficile en France de pouvoir débloquer un crédit.

Malgré ces difficultés, il faut constater qu’il existe un environnement globalement favorable à la pérennisation de l’ESS en France, en particulier au travers de la loi ESS, BPI et les différents réseaux d’accompagnement.


Pour en savoir plus, retrouvez l’Atlas de l’ESS 2017, qui décrypte en détails les dernières évolutions du secteur, ainsi que les différents produits d’épargne solidaire sur notre page dédiée.

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