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Le projet Plastc nous rappelle les limites du crowdfunding

« Nous avons le regret de vous informer … »

Voici les premiers mots que nous pouvons lire sur le site du projet Plastc ce 21 Avril 2017. Une phrase qui en dit beaucoup sur l’événement qui vient de se dérouler sous nos yeux. Après avoir cessé ses activités le 20 Avril, « Plastc, Inc. étudie ses options » pour déposer le bilan suite à cette faillite. La start-up Plastc existait depuis trois ans. Elle était connue pour son ambition de créer la carte tout-en-un : une carte regroupant toutes les autres cartes (débit, retrait, bancaire) de son propriétaire. Plastc avait été financée à hauteur de 9 millions de dollars. Cela représentait quelques 80.000 préventes. Cependant, la jeune pousse n’a jamais pu sortir le produit tant attendu. Cette mésaventure nous rappelle que le financement d’un projet via le crowdfunding comporte des risques. Cela démontre les limites du crowdfunding. Retour sur un projet ambitieux qui s’est malheureusement mal terminé.

Un projet ambitieux

Le communiqué de Plastc sur son site internet présentait le projet comme « la carte à puce la plus techniquement ambitieuse sur la planète. ». La FinTech américaine, située plus précisément à Palo Alto, s’efforçait depuis 3 ans de « construire et fournir » cette carte unique.
Malgré « d’énormes progrès dans le développement, l’innovation et le progrès des produits », l’objectif final défini par Plastc ne pourra pas être atteint. Même après avoir tout essayé selon eux, le projet Plastc ne pourra voir le jour, la faute à un capital inadéquat. Le capital était nécessaire pour produire en série et expédier les produits aux clients.

Une campagne de crowdfunding réussie mais non accompagnée

En effet, comme annoncé précédemment, le projet avait été plébiscité par 80 000 préventes.
Cependant, la start-up avait besoin d’autres sources de financement. Cette diversification des sources existent pour un grand nombre de projets en campagne. La campagne aurait dû être une aide à la réussite du projet. Les fondateurs attendaient notamment un financement de 3,5 millions de dollars. Le financement fut reporté, puis annulé par l’investisseur principal. Le résultat fut dramatique pour le capital disponible de la start-up.
Mais ce n’est pas tout. Après ce premier échec, la start-up avait rencontré un nouvel investisseur. Un investisseur prêt à offrir 6,75 millions de dollars. Mais alors que l’accord allait être finalisé, les financeurs les ont « informés avoir décidé de résilier leur offre d’investissement ». Un nouveau coup dur de dernier instant pour ce projet.

Une mise en avant des limites du crowdfunding

Les personnes ayant d’ores et déjà pré commandés leurs cartes n’ont pas pu être remboursées suite à cette faillite. Une annonce compliqué à entendre pour ces derniers. Nous pouvons lire dans le communiqué que cela n’a pas était facile à vivre pour l’entreprise non plus :

« Nous sommes déçus et émotionnellement désemparés, et même si nous savons que cela est extrêmement décevant pour vous, nous voulons que nos soutiens soient conscients que nous avons fait tout notre possible pour faire de la carte Plastc une réalité. »

Malgré cette mésaventure, la start-up a tenu a déclaré sur son site :

« Bien que nous ayons manqué à notre objectif, nous sommes fiers de notre équipe et de l’effort qui a permis de développer une carte professionnelle Plastc »

Comme nous avons pu le dire, ce projet rappelle les limites du financement participatif. Bien que ces limites furent extérieures à la campagne sur ce projet. Il est important de rappeler au financeur de bien connaître le projet dans lequel ils souhaitent investir, ainsi que les risques qui peuvent être liés à ce projet. Pour cela, il est nécessaire de vérifier les nombreux documents que sont tenus de mettre en ligne, sur les plateformes, les porteurs de projets. Il peut être aussi intéressant de visiter les forums sur lesquels il est possible d’échanger avec les autres investisseurs potentiels des projets.

Lien vers notre fiche pratique : Comment investir en crowdfunding – mode d’emploi

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