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Progression de l’ISR par le biais de l’épargne salariale

Même si l’encours des fonds ISR gérés selon l’approche ESG est en nette progression, s’établissant à 223 milliards d’euros en 2014 selon Novethic, il convient de souligner que les particuliers n’en détiennent que 18 % et que l’épargne salariale capte la moitié de ce marché individuel de l’ISR. En effet, fin 2015, sur les 117 milliards d’euros gérés au titre de l’épargne salariale, les fonds d’investissement socialement responsable ont atteint 22 milliards, soit une progression de 14 % en un an. Cette tendance s’amplifie au cours des années avec l’évolution favorable du cadre légal qui attire les salariés.

Un cadre légal favorable

Depuis la loi Fabius de 2001, toutes les entreprises doivent présenter un fonds solidaire à leurs salariés lors de la mise en place d’un plan d’épargne salarial (Perco). Cette obligation légale a été étendue au PEE (Plan Epargne Entreprise) en vertu de la loi de modernisation de l’économie en 2010, offrant ainsi la possibilité aux investisseurs de souscrire dans au moins un fonds solidaire dans le cadre de leurs plans d’épargne. Une part pouvant aller de 5 à 10% est ainsi investie dans des projets ayant un impact social positif. Ce cadre légal en faveur du développement de l’épargne salariale a donc contribué à l’ancrage de la démarche ISR dans l’épargne solidaire.

Des labels rigoureux

Avec le succès grandissant de ce type d’investissement responsable, des critères de sélection comme gage de qualité ont vu le jour. En complément du label délivré par Novethic, le Comité intersyndical de l’épargne salariale (CIES), crée conjointement en 2002 par la CFDT, la CGT, la CFE-CGC et la CFTC, a mis au point un processus de labellisation. Il permet de mettre en valeur la sécurité et la traçabilité de l’offre, la transparence de l’information aux salariés et le rapport qualité-prix. Aujourd’hui une dizaine de gammes sont labellisées et souscrites par plus de 3 millions de salariés en France.

Ainsi, les investissements socialement responsables progressent ces dernières années en passant par la voie de l’épargne salariale. Ils parviennent même à atteindre les fonds dédiés aux grandes entreprises comme Schneider Electric dont le programme Bipbop lancé en 2009 vise à favoriser l’accès à l’énergie et ainsi réduire la pauvreté, est en partie financé par les placements de ses salariés.


Pour en savoir plus, retrouvez notre fiche pratique sur l’ISR.

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