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La place de l’ESS chez les jeunes

Epargne solidaire | 25/04/2017

Malgré des progrès récents, l’économie française n’est pas encore au beau fixe. Cependant, le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) continue de progresser. Si ce secteur fait preuve de dynamisme, son développement et sa pérennité seront soumis à sa capacité à plaire aux jeunes générations. En effet, pour que l’ESS s’impose comme une solution alternative valable elle doit être audible auprès d’une majorité d’individus, à commencer par les jeunes qui devront porter ce secteur à leur tour un jour ou l’autre.

Sensibiliser à l’ESS dès le plus jeune âge

A cette fin, il semble important de commencer à sensibiliser les jeunes enfants dès l’école primaire à cette forme alternative d’économie comme c’est le cas pour l’économie traditionnelle.

L’ESS représente actuellement 10,5 % de l’emploi en France, il est donc naturel de sensibiliser les jeunes à cette forme d’économie, plus responsable et respectueuse des enjeux sociaux et environnementaux.

Ce constat part du fait que les jeunes actifs sont de plus en plus sensibles à l’idée de redonner du sens à leur vie professionnelle en lui donnant une dimension plus humaine. Il est donc primordial de permettre une réflexion allant dans ce sens dès le plus jeune âge afin que cette dernière puisse gagner en maturité au fil des années.

En juillet 2014, l’adoption d’une loi donnant un cadre sur l’économie sociale et solidaire a été un indéniable progrès. Elle  a commencé le travail de structuration et de refonte de l’ESS. En cette période d’élections présidentielle, il faut désormais  que les candidats aillent plus loin en proposant dans leurs programmes de réelles solutions en faveur de l’ESS.

ESS pour les start up

Le monde des start up représente un formidable terrain fertile pour l’économie alternative qui est malheureusement encore bien trop peu exploitée. Les jeunes ont encore trop de mal à saisir l’opportunité proposée par un mode de pensée qui ne suit pas le schéma  « classique de l’économie ».

Pourtant, l’ESS représente le compromis idéal entre la dépendance d’un secteur public débordé et le secteur privé qui ne laisse pas toujours la place au facteur humain en favorisant la performance à tout prix.

L’ESS passe aussi par l’essor de l’investissement responsable. Les conseillers financiers sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à proposer des solutions de placements qui intègrent pleinement des critères d’investissements responsables. Attention cependant car on voit de plus en plus apparaître la notion de « greenwashing ». Ce terme défini une pratique où l’argument écologique ou de responsabilité est utilisé à des fins marketing sans réel engagement sur le long terme. L’investisseur ou le conseiller doit donc fournir un effort supplémentaire de contrôle pour pouvoir prétendre investir de manière réellement responsable.

Perspectives d’avenir

Du côté des entreprises, l’idée de construire des structures « hybrides » voit le jour. Ces structures fourniraient des produits et services répondant aux besoins de l’ESS et seraient complémentaires avec l’offre de l’Etat et des entreprises classiques.

Au travers d’objectifs concrets comme le renforcement de la confiance des donateurs et de l’état dans l’ESS, le soutien de l’Etat aux organisations à but non lucratif et le développement du secteur associatif il y a une volonté de donner une nouvelle dimension à cette économie.

Cependant, elle doit savoir se réinventer pour attirer la jeunesse en abaissant les barrières qui constituent un frein à l’attractivité comme des salaires trop faibles, une méconnaissance du milieu et un emploi perçu comme manquant de stabilité.


Pour en savoir plus:

Retrouvez nos fiches et produits en rapport avec l’économie solidaire

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