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L’ISR est-il voué a rester un marché de niche ?

Fort d’une croissance de plus de 30% de ses encours sur l’année 2014, l’Investissement Socialement Responsable bénéficie d’un dynamisme tout à fait intéressant. Si on ne peut que se réjouir d’une telle progression, cette dernière ne saurait cacher le poids relativement faible de l’ISR dans l’univers des financements (6,8% des encours sous gestion). Cette représentation assez limitée de l’ISR nous amène à s’interroger sur le marché de l’ISR. En l’occurrence, l’Investissement Socialement Responsable est-il destiné à rester un marché de niche où des investisseurs peuvent faire en sorte que leur portefeuille reflète leurs valeurs ? Ou bien poursuivra-t-il sa croissance, jusqu’à s’inscrire comme un standard important de l’univers des financements, reflétant les tendances macroéconomiques majeures en termes de démographie mondiale, ressources naturelles ou changement climatique ? Novafi vous résume les réflexions autour de ce sujet.

L’ISR divise l’univers des financements

La réponse à cette question est loin de faire l’unanimité, et a fait débat lors de la conférence annuelle du CFA Institute à Montréal ce mardi. D’un côté, les gérants plutôt conservateurs considèrent l’ISR et la prise en compte de critère ESG comme un manque à gagner pour les investisseurs. De l’autre, on trouve les gérants ayant été sensibles aux arguments de l’ISR. Dans un environnement où d’importants changements environnementaux et climatiques sont à l’œuvre, ces gérants considèrent la prise en compte de critères ESG comme un élément décisif de gestion du risque à long terme pour de nombreux investissements. Une étude de l’Université de Cambridge soutient cette idée en concluant que :

45% des portefeuilles d’actions pourraient être exposés à des pertes de court terme dues à l’impact du changement climatique, et seulement 50% de ces risques seraient couverts.

De nombreuses données concernant les performances ESG des entreprises et des fonds ont vu le jour assez récemment, poussant un nombre conséquent d’institutions financières à revoir leurs modèles de risques et d’évaluation. Ces critères originellement utilisés davantage pour les fonds actions, ont finalement gagné du terrain en se propageant à l’ensemble des gammes d’actifs. Ces différents éléments soutiennent fortement l’idée que l’ISR devrait à terme devenir davantage qu’un marché de niche.

Si il ne fallait retenir qu’un argument à cette idée, ce serait que les grands noms de l’univers de l’investissement s’intéressent de très près à l’ISR :

  • Goldman Sachs s’est offert Imprint Capital Advisors, une société spécialisée dans l’investissement à impact
  • BlackRock a lancé une nouvelle division dédiée à l’ISR
  • Morgan Stanley a créé l’Institut pour l’Investissement Responsable (Instute for Sustainable Investing).
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