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L’ESS cet espoir que les pouvoirs publics ignorent

Epargne solidaire | 18/05/2016

NovaFi a pour vocation de promouvoir une finance humaine et plus responsable par rapport à la finance traditionnelle qui a mis le système bancaire mondial à genou en 2008. Dans le cadre de notre activité de portail web dédié à la nouvelle finance, nous sommes amenés à traiter régulièrement d’entreprises de l’économie sociale et solidaire – L’ESS – . Les initiatives qui relèvent de ce champ de l’économie fleurissent un peu partout sur notre territoire. Elles sont à la fois riches en valeur ajoutée et en progrès sociaux et environnementaux. Pourtant, comme le rappelle Jean-Louis Laville dans les colonnes du Monde, ces projets si bénéfiques pour notre économie sont trop peu soutenus par les pouvoirs publics, ou bien ils ne le sont qu’à des fins politiques et électorales.

Cette situation a généré un climat où se mêlent défiance et mépris : les acteurs de l’ESS se méfient des intentions politiciennes et la classe politique méprise les projets à l’échelle trop limitée. Il est surprenant qu’un tel paradoxe puisse persister dans un contexte de croissance anémique, de détricotage  du tissu social et de réchauffement climatique. La multiplication des projets relevant de l’ESS montre bien que de nombreux citoyens français sont prêts  à se lancer pour rendre notre société plus juste, plus inclusive et davantage respectueuse de l’environnement. Pris un à un, ces projets ne changeront pas le monde, c’est une évidence. Il manque justement du liant, de la cohésion à l’ESS afin qu’elle réalise les progrès dont elle porte l’espoir. Les politiciens méprisent ces projets qui n’ont par la portée nationale que peut revêtir leurs ambitions, pourtant c’est à eux d’élever ces initiatives à une échelle décisive. C’est à eux d’y apporter de la cohésion et de l’ambition et ce, grâce au soutien de l’Etat dont ils ont les commandes. Une loi votée en 2014 visait à promouvoir cette économie sociale et solidaire. De nombreuses mesures sont entrées en vigueur, mais elles restent marginales et n’ont pas la portée d’actions telles que le CICE (Credit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

L’ESS est l’illustration parfaite du fait que l’économie peut ne pas être partagée entre intervention étatique et marché. Un juste milieu est possible, pour ne pas dire nécessaire. Exemple parfait de l’implication citoyenne au sein de l’économie de marché, l’économie sociale et solidaire est la preuve que la société civile a été rejetée à tort du débat public et qu’elle doit le réintégrer au plus vite. Cette intégration pourrait signifier un changement de régime de croissance où les indicateurs de performance ne se limiteraient pas au seul PIB. En reprenant les termes de Jean Laville, ces changements ne se feront que grâce à « un mouvement du haut appuyant celui du bas ».


Pour en savoir plus, retrouvez :

L’avancement de loi pour l’ESS de 2014 mis à jour en 2016

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