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Les fonds Livelihoods : Veolia, Danone, Mars s’engagent.

La dégradation des ressources naturelles et la difficulté d’accès aux marchés affaiblissent les conditions de vie des populations des pays en voie de développement. Les fonds Livelihoods ont été créés afin de participer à la reforestation de certaines régions en Amérique du Sud, en Afrique et en Inde. Ces fonds participent également à former les habitants à une agriculture responsable.

Des nouveaux fonds pour l’environnement

Trois fonds ont été créés depuis 2008 par les fonds Livelihoods : the « danone funds for nature », « the livelihood Carbon Fund LCF » en 2011, et enfin le « Livelihoods Carbons Funds » en 2013. Ces fonds sont financés par des entreprises telles que Mars Incorporated, Crédit Agricole, Danone ou encore Veolia. Veolia, qui a récemment remporté un appel d’offres lancé par la ville de Mexico. Leur mission sera d’alimenter les 12 métros de la métropole grâce à l’incinération de déchets générés par les habitants.

Dans le cadre de ce fonds, Veolia et les nombreuses entreprises participantes se sont unies pour avoir un impact positif sur l’environnement. Plus de 120 millions de dollars ont été investis pour le fonds « livelihoods funds for family farming ». De la même manière, « Livelihoods Carbon Funds » a été financé à hauteur de 40 millions de dollars.

Un investissement responsable ayant un impact sur l’environnement et sur les populations locales

Le fonds responsable « Livelihoods Carbon Funds » contribue à la reforestation au Guatemala et en Inde. En effet, l’objectif principal du fonds est de replanter l’équivalent de 5 millions d’arbres soit l’équivalent de 4000 hectares. Il cherche également à créer de nouvelles opportunités pour les agriculteurs dans la culture de la rhubarbe, du café. En plus de cela, ils vont créer 2 millions tonnes de CO2 séquestré. La séquestration du CO2 est un ensemble de mécanismes naturels qui conduisent à la fixation du CO2 de l’atmosphère ou de l’eau dans la biosphère et dans la lithosphère.

Le deuxième projet de ce fonds, qui se passe au Burkina Faso ainsi qu’au Kenya, consiste à élaborer une  façon alternative de produire de l’énergie pour alimenter les cuisinières dans trois différentes régions. Actuellement au Kenya, les habitants utilisent des cuisinières qui consomment beaucoup de bois. Le projet «Hidfani» est une cuisinière qui est alimentée par la combustion de l’argile. Cette matière rocheuse se trouve en grande quantité dans la région. Le but est de fournir cette nouvelle cuisinière à 60 000 habitations. Par conséquent, la consommation de bois et le temps consacré pour aller le chercher celui-ci sont réduits.. Les tests ont été effectués par l’université « Kenyatta University of Nairobi ». La cuisinière sera produite et distribuée par des compagnies locales : la Carbon Manna Africa (40 %), la Kenyan company et EcoAct (60%).

La mangrove et le fonds « Livelihoods carbon funds »

Le troisième projet vise à réimplanter des mangroves dans les régions du Sénégal, de l’Indonésie, et de l’Inde. La mangrove est un écosystème de marais maritimes incluant un groupement de végétaux spécifiques principalement ligneux. Elles sont de plus en plus menacées par la pollution maritime. Les mangroves sont essentielles pour certaines régions. En effet, elles aident à la résilience écologique après une catastrophe survenue comme les tsunamis ou les cyclones. L’objectif est de planter 18 millions de mangroves dans les différentes régions soit 5000 hectares, ainsi que 1 million de tonnes de CO2 séquestré.
Ce fonds devrait bénéficier à 1 million de personnes et séquestrer 10 millions de CO2 en 20 ans.

Le fonds « Livelihoods fund for family farming »

Le fonds responsable « livelihoods fund for family farming » quant à lui, améliora les conditions de vies de 2 millions de personnes. En effet, l’objectif est de convertir 200 000 exploitations à des pratiques agricoles durables. 120 millions d’euros seront investis sur 10 ans en Afrique en Amérique du Sud et en Asie. Le but, est de donner la possibilité à des fermiers qui élèvent des vaches, d’améliorer la soutenabilité de leur agriculture. Principalement axé sur des formations dispensées par l’ONG suédoise Vi Agroforestry. Le programme s’attache à permettre aux éleveurs de multiplier par trois le rendement de leurs vaches laitières et donc d’améliorer leur niveau de vie. De plus, les agriculteurs qui rentrent dans ce programme bénéficient gratuitement de soutiens techniques et d’équipements.

Livelihoods funds for family farming au kenya

Au Kenya, l’impact positif du programme sur la biodiversité et les conditions de vies est déjà manifeste. Sur le site jeune Afrique. Machanga Margaret déclare «Depuis que j’ai commencé ce programme il y a six mois, mes conditions de vie se sont améliorées, et, avec, une partie des revenus supplémentaires, je rémunère mes voisins pour venir m’aider», elle rémunère désormais 12 personnes.
Cette formation repose également sur une meilleure alimentation du bétail. En ré-implantant des arbres dans les zones où l’érosion est de plus en plus marquée. Le fermier permet ainsi, de réduire l’érosion du sol, et donc le problème de la sécheresse, grâce aux plantations. Ainsi en un peu moins de 3 ans, les résultats sont déjà présents. Le sol est plus fertile, les vaches mangent mieux, et donnent davantage de lait.

Une collaboration a été passée avec la compagnie de lait Brookside Dairy au Kenya qui se charge de récupérer le lait de ses agriculteurs pendant une durée minimum de 10 ans, et d’acheter leur lait à un prix juste.

  • Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur l’impact positif sur la reforestation de la mangrove.
  • Tous savoir sur les fonds d’investissement concernant l’environnement.
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