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Le défi de la transition énergétique relevé par les banques françaises

La semaine de la finance responsable a été l’occasion pour Philippe Brassac, président de la FBF (Fédération Bancaire Française), de réitérer les engagements forts pris par les banques françaises afin de faire de la France un acteur majeur de la croissance verte. En effet, suite à l’accord de Paris adopté lors de la COP 21 qui prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en dessous de 2° Celsius par rapport aux niveaux préindistruels, le secteur financier a été l’objet de fortes pressions pour la mise en place d’actions encourageant la lutte contre le changement climatique. Par ailleurs,  pour réduire l’émission de gaz à effet de serre, d’importants investissements sont nécessaires. L’AIE (Agence Internationale de l’énergie) estime que les besoins d’investissements pour les vingt prochaines années sont de 53 000 milliards de dollars, dont 60% de cet argent seront destinés aux nouvelles énergies et 40% à l’économie d’énergie. Le montant de cet investissement ne peut être atteint sans l’intervention des banques et acteurs majeurs de la finance. Afin de soutenir et accélérer le financement de la transition énergétique, la FBF a mis en place un concept : le green supporting factor (facteur de soutien au financement de la transition énergétique), qui permettrait de réduire le coût relatif des investissements dans la transition énergétique.

Tout d’abord, La FBF dans son communiqué, déclare vouloir encourager la mise en avant du traitement prudentiel adapté des financements et investissements de la transition énergétique”. Ceci se traduirait par une exigence moindre en capital des financements dans ces actifs.  Par ailleurs, les établissements bancaires devront se fonder sur les labels reconnus tels que le label TEEC (transition énergétique et écologique pour le climat) pour déterminer l’éligibilité des actifs. Enfin, tous les acteurs économiques financés au travers de la banque de détail ou la banque de financement et d’investissement sont éligibles. En effet, la participation de tous les acteurs de l’économie (particuliers, PME, entreprises, banques et souverains) au financement de la transition énergétique est importante , si nous voulons relever le défi.

Ainsi,  le « green supporting factor » contribuerait à l’accélération du  « financement de la transition énergétique, en France et en Europe. Ce serait également pour la France l’occasion de conforter son rôle moteur dans le financement de la croissance verte à la veille de la COP22 » explique Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération Bancaire Française .


Retrouvez notre fiche sur l’article 173 de la loi relative à la transition énergétique.

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