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Lendix rachète Finsquare

Nous vous parlions récemment de l’activité des plateformes de crowdfunding sur ce début d’année 2016 et soulignions, à ce moment là, les fortes probabilités que le secteur commence à se concentrer. La concentration semble ne pas se faire attendre puisque ce 19 avril, Lendix a annoncé le rachat de Finsquare, une plateforme concurrente.

Lendix conforte sa position dominante

Forte de ses 19 millions d’euros prêtés en 2015, la plateforme Lendix se présente comme l’acteur numéro 1 du prêt aux entreprises sur internet. Cette acquisition devrait définitivement conforter cette position. En effet, Finsquare, si elle n’avait alloué que 4 millions d’euros en 2015, comptait tout de même près  de 3 500 prêteurs actifs sur sa plateforme. Olivier Goy, président de Lendix, insiste également sur la complémentarité existant entre sa plateforme et Finsquare. Cette dernière, plutôt concentrée sur les crédits de court terme devrait effectivement compléter Lendix, plus axé sur des projets de moyen-long terme. Enfin, cette acquisition représente une opportunité intéressante pour Lendix d’augmenter encore davantage ses volumes pour atteindre un seuil de rentabilité qui se situe autour des 100 millions d’euros de prêts accordés. Notons tout de même que la route est encore longue puisque le segment du prêt aux entreprises ne représentait en 2015 que 55 millions d’euros au total, toutes plateformes de prêts confondues.

Vers un concentration de l’ensemble du crowdfunding ?

En ce qui concerne le crowdfunding dans son ensemble, ce type de rapprochement nous laisse penser que le phénomène de concentration du secteur devrait s’accélérer. Hubert de Vauplane, associé chez Kramer Levin explique les raisons de cette évolution :

« Les start-up se sont jetées dans la bataille avec des fonds propres très faibles, en sous-estimant les coûts technologiques ou marketing. ».

Pour preuve, 4 plateformes ont déjà fermé depuis janvier selon Grégoire Dupont, secrétaire général à l’ORIAS. Finalement, entreprises, comme investisseurs, se tournent progressivement vers les plateformes les plus connues et où les projets sont nombreux et variés. Les petites plateformes ont du mal à répondre à ces critères. A Olivier Goy, président de Lendix de conclure :

« L’écart s’est creusé très rapidement entre les trois et quatre leaders et le reste du peloton. Les premiers se développeront, tous les autres fermeront ou vivoteront ».

 Cette analyse doit s’appliquer au segment du prêt aux entreprises. Est-il possible qu’elle soit valable à l’ensemble du crowdfunding ?

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