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Lending Club, une plateforme en pleine tourmente

Ce lundi, Renaud Laplanche, le PDG de Lending Club a été poussé vers la sortie par les actionnaires car il n’aurait pas respecté la politique d’investissement de la société. En effet, l’homme d’affaire français qui avait fondé la société en 2006, a été pointé du doigt par une enquête interne en raison d’une vente non autorisée.

Dans un communiqué, Lending club explique : « Sa démission fait suite à un examen interne d’une vente de 22 millions de dollars en prêts « near-prime » à un seul investisseur, en contravention des instructions expresses de l’investisseur (…), en mars et avril 2016 ».

Lending Club, un des pionniers du financement participatif aux Etats-Unis, avait été introduit à la bourse de Wall Street en 2014 et était l’une des startups les plus prometteuses du moment. Elle fait partie des leaders du crowdfunding en prêt et symbolise la montée en puissance de ce mode de financement auprès des particuliers mais aussi auprès des investisseurs institutionnels.

Suite à la démission de Renaud Laplanche, Lending Club a enregistré une baisse de 35% de son titre pour atteindre 4,66 dollars par action alors que lors de son introduction, il était de 15 dollars.

Cependant, les résultats financiers de la plateforme n’ont jamais été aussi bons. En effet, sur l’année 2015, Lending Club a enregistré des bénéfices d’un montant de 4,1 millions de dollars contre une perte l’année précédente de 6,4 millions de dollars.

Selon la nouvelle équipe de direction: « L’un des principes clé de l’entreprise est de maintenir un niveau de confiance très élevé avec les emprunteurs, les investisseurs, les régulateurs, les actionnaires et les employés ».

En effet, le financement participatif est basé sur la confiance et la transparence des informations. Ainsi, l’arrivée en masse d’investisseurs institutionnels aux Etats-Unis a entrainé un titrisation plus importante rendant les produits plus complexes et moins lisibles pour les épargnants. Dès lors, pour garantir la confiance des investisseurs, il est nécessaire de faire preuve de davantage de transparence comme le suggère Ram Ahlmuwalia de PeerIQ, une société américaine de conseil en investissement participatif : « L’industrie a besoin d’investir pour améliorer sa communication, ses revue et vérification des actifs ».

Néanmoins, dans ce cas précis, l’absence de transparence viserait uniquement la personne de Renaud Laplanche et en aucun cas la totalité du secteur.

Le Conseil d’Administration de Lending Club a sans doute voulu envoyer un message d’intransigeance aux marchés en sacrifiant son fondateur et ex-PDG sur l’autel de la transparence.


Pour en savoir plus, retrouvez:

  • Notre article sur le crowdfunding en Europe
  • Notre fiche pratique sur les différentes formes du crowdfunding
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