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Forum Social Mondial : la société civile au service d’un monde meilleur

« Un autre monde est nécessaire, ensemble il devient possible », tel est le slogan de la quinzième édition du Forum Social Mondial (FSM) qui a réuni plus de 35 000 personnes la semaine dernière à Montréal. Ce rassemblement annuel a pour ambition d’échanger sur les grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux contemporains pour aboutir à un modèle de développement durable où chacun a sa voix. Une des problématiques centrales abordée a été les impacts environnementaux des activités économiques. Novafi revient donc pour vous sur cet évènement de grande ampleur qui favorise le processus de convergence vers un modèle économique mondial plus sociale et solidaire.

Le Forum Social Mondial ?

Crée en 2001 à Porto Alegre au Brésil, le FSM est le plus grand rassemblement altermondialiste annuel au monde. En 15 ans d’existence, il a eu lieu cette année pour la première fois dans un pays du nord et membre du G7 : le Canada ! A travers des conférences, des débats et des ateliers organisés du 9 au 14 août, il a permis la rencontre et l’échange entre les acteurs de la société civile internationale qui contestent la mondialisation actuelle et ses conséquences néfastes pour l’environnement et la justice sociale. Pour aller au-delà de l’échange d’idées, le FSM a mis cette année en place, 22 assemblées de convergence sur les principales thématiques communes aux deux hémisphères et aux différents mouvements internationaux. Les organisateurs entendent ainsi passer de la réflexion à l’action et souhaitent que ce rassemblement aboutisse à l’organisation d’actions internationales coordonnées et concrètes pour répondre aux problématiques contemporaines.

La protection de l’environnement comme une des thématiques centrales

Bien que les thématiques établies étaient très variées, allant de la recherche d’alternatives économiques et solidaires à l’autodétermination des peuples autochtones, certaines ont semblé prioritaires. En effet, les problématiques environnementales ont été un sujet de discussion principal. Lors de la conférence « Changer le système, pas le climat » qui a eu lieu le 10 août, les enjeux majeurs identifiés sont la gestion durable des ressources et la transition énergétique.

A ce titre, le CCFD Terre solidaire a réuni en terre québécoise une délégation de 140 jeunes ayant notamment pour mission de travailler sur le thème de la souveraineté alimentaire. Ils ont ensemble fait le pari de se nourrir selon les principes du déchétarisme : terme apparu dans les années 70 aux Etats-Unis qui consiste à se nourrir des restes invendus des commerçants et des poubelles. Le but est ainsi de réduire l’empreinte écologique en diminuant le gaspillage alimentaire. Leur ambition étant d’appliquer leurs principes dans des défis plus concrets et montrer qu’il est possible de changer son mode de vie pour que ce dernier soit en adéquation avec un monde plus durable et solidaire. Même si, chaque soir du forum, leur opération a été un succès, ils sont conscients que le problème doit être résolu à plus grande échelle. Grâce à ce forum, ces petits gestes peuvent amorcer des mouvements de plus grande ampleur et ainsi favoriser la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement. Il faudrait par exemple, informer et éduquer la population sur le sujet car le gaspillage alimentaire des ménages représente 25% du total !

Le Forum Social Mondial est ainsi une rencontre permettant à l’ensemble des acteurs de la société civile de débattre des meilleures solutions pour répondre aux problématiques économiques, sociales et environnementales actuelles. En ce sens, la nouvelle finance et les fintechs font partie des alternatives concrètes au capitalisme effréné et participent à cette transition vers un modèle de développement économique plus durable et solidaire. Par exemple, concernant ce problème de gestion durable des ressources et de protection de l’environnement, nous vous parlions récemment de certaines plateformes qui financent des projets favorisant la transition énergétique comme Enerfip ou encore de nouvelles applications permettant de limiter le gaspillage alimentaire comme Optimiam.


Pour en savoir plus, retrouvez notre article sur l’économie circulaire.

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