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ISR : De quoi parle-t-on ?

ISR, cet acronyme qui signifie Investissement Socialement Responsable est utilisé facilement par les acteurs de la finance et de la gestion. Ce qui se cache derrière ce terme reste pourtant assez flou pour les néophytes et investisseurs particuliers. NovaFi lève le voile sur cette démarche nouvelle.

Comment définir l’ISR ?

On peut définir l’Investissement Socialement Responsable comme l’ensemble des démarches qui consistent à prendre en compte des critères extra-financiers (environnementaux, sociaux, éthiques ou ayant trait à la gouvernance) dans des décisions de placements et de gestion de portefeuilles. C’est une application de la notion de développement durable au domaine de l’investissement financier. L’ISR repose ainsi sur les critères ESG : Environnementaux, Sociaux et Gouvernance.

Quelles formes prend l’ISR ?

La démarche ISR prend différentes formes. On peut les réunir en 3 grandes formes :

  • L’activisme actionnarial : Autrement appelée « engagement actionnarial », cette forme se matérialise par des exigences de la part des investisseurs en termes de politique de responsabilité sociale plus forte. Pour arriver à leurs fins, les actionnaires peuvent interpeller directement les entreprises ou bien faire exercice de leurs droits de vote en assemblées générales. Cela suppose que des résolutions environnementales ou sociales figurent à l’ordre du jour des assemblées générales. Pour que ce soit le cas, il faut que les actionnaires puissent les déposer, ou que l’entreprise les propose à l’approbation de son propre chef.
  • Les fonds d’exclusion : Ces fonds, le plus souvent anglo-saxons, excluent certains secteurs comme les jeux de hasards, les industries d’armement ou le tabac pour des raisons morales ou religieuses. D’autres détenteurs de fonds excluent parfois même des activités qu’ils considèrent comme préjudiciables à l’environnement : OGM, nucléaire…
  • Les fonds socialement responsables ou de développement durable : Ces fonds intègrent les critères ESG et les critères financiers d’une entreprise cotée afin de sélectionner dans un portefeuille des entreprises plus performantes d’un point de vue à la fois financier, environnemental et social.  C’est l’approche française la plus répandue.

Qui sont les acteurs de l’ISR ?

Il y a tout d’abord les sociétés de gestion qui gèrent les OPCVM (voir notre fiche sur le sujet). Ces sociétés de gestion doivent obligatoirement être habilitées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Certaines peuvent être entièrement dédiées à l’ISR, d’autres disposent de quelques fonds ISR seulement parmi une gamme de fonds plus classiques.

Les investisseurs institutionnels s’occupent de collecter l’épargne des particuliers et de les placer sur les marchés financiers. Ce sont généralement des sociétés d’investissement, des fonds de pension, des banques ou des sociétés d’assurance. Ces investisseurs institutionnels forment la plus grande catégorie d’investisseurs. Dans l’ISR, ils représentent 80% du marché français, et 92% des encours européens.

Comme pour les marchés financiers plus classiques, les fonds ISR possèdent leurs agences de notations. Mais celles-ci sont des agences de notations extra-financières en ce sens qu’elles prennent en compte les critères ESG et évaluent les politiques environnementales et sociales des entreprises ainsi que leur gouvernance.  Dans le même esprit, il existe des indices boursiers « éthiques ». Ceux-ci (FTSE4Good ou Dow Jones Sustainability) rassemblent les entreprises qui obtiennent les meilleures notes sur le plan social, environnemental et de gouvernance.

La dernière catégorie d’acteur de l’ISR rassemble les coalitions d’actionnaires. Ces dernières s’engagent dans des démarches collectives pour tenir compte d’enjeux sociaux et environnementaux dans leurs placements. Elles passent le plus souvent par le biais d’association pour faire entendre leur voix. Grace aux pressions des actionnaires, ces associations interrogent ensuite les entreprises, par exemple, sur leurs politiques de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Les réponses sont ensuite rendues publiques.

Que représente l’ISR en France aujourd’hui ?

Sous l’impulsion des investisseurs institutionnels, la gestion ISR est en forte progression en France puisque, selon le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable), elle a progressé de 31% entre 2013 et 2014 atteignant désormais 223 milliards d’euros. D’un point de vue plus large, l’intégration des critères ESG (valorisation financière de l’ESG et processus contraignants pour les gérants) a augmenté de 22% passant de 257 milliards d’euros à 302 milliards entre 2013 et 2014.

Le marché de l’ISR est dominé par l’approche Fonds de développement durable en France. Selon l’AMF, les particuliers représentent seulement 20% du marché, contre 80% pour les investisseurs institutionnels.

L’ambition de NovaFi est justement de rendre l’Investissement Socialement Responsable plus accessible aux particuliers. En mettant à disposition de ses utilisateurs une base de donnée complète des fonds ISR, Novafi souhaite promouvoir l’investissement respectueux des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance auprès des épargnants.


Voir aussi notre fiche pratique Comment investir dans un fond ISR ?

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