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Une campagne de crowdfunding pour soutenir les victimes de la pollution

L’île de France a enregistré la semaine dernière l’un des plus longs épisodes de pollution aux particules fines en 20 ans, ce qui a conduit à la mise en place de la circulation alternée dans la région.  Airparif, association de surveillance de la qualité de l’air à Paris, explique que « La France a établi le seuil d’alerte à 80 microgrammes pour être en conformité avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ». En effet, la prolifération de ces particules ont des conséquences néfastes sur notre organisme et peuvent conduire à des maladies respiratoires, cardio-vasculaires, de l’asthme et des cancers. L’OMS(Organisation Mondiale de la Santé) indique qu’un décès sur 9 dans le monde est lié à la pollution atmosphérique.

Le seuil d’alerte est le « niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement » explique le ministère de l’Environnement. Le dispositif d’alerte a été activé trop tardivement selon les écologistes et la maire de Paris Anne Hidalgo ; le seuil d’alerte a été établi à 80 microgrammes alors que  selon l’OMS, un individu ne devrait pas être exposé à un seuil supérieur à 50 microgrammes plus de 3 jours par an. Aujourd’hui, suite au pic de pollution enregistré en île de France,  une dizaine de particuliers tombés malades à cause de la qualité de l’air, ont décidé d’engager une action au civil contre l’Etat avec le soutien des associations Respire et Ecologie sans Frontière. Ces associations vont accompagner les personnes victimes de la pollution pour qu’il y ait réparation des préjudices subis. Les victimes sont soit des adultes qui ont été obligées d’aller consulter des médecins pour troubles respiratoires soit des enfants qui ont subi des crises d’asthme ou une bronchiolite. François Lafforgue, avocat des victimes, a souligné que « des arrêtés ministériels contiennent toute une batterie de mesures qui n’ont pas été appliquées » et que donc les victimes ont le droit d’être indemnisés pour les préjudices subis.

La campagne de crowdfunding lancée pour soutenir les victimes de la pollution de l’air devrait permettre de couvrir les frais d’avocats et frais divers nécessaires pour le lancement de la procédure.


Retrouvez la campagne de financement pour l’indemnisation des victimes

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