Retour

Comment débloquer 12 000 milliards de dollars grâce aux Objectifs Mondiaux des Nations Unis pour le développement durable?

Dans sa note de synthèse de janvier 2017, la commission des entreprises et du développement durable tire la conclusion qu’il faut améliorer notre modèle actuel de développement pour saisir les opportunités en relation avec le développement durable.

La Commission des entreprises et du développement durable

Née de la volonté de membres d’organisations internationales et dirigeants d’entreprises de tous secteurs confondus, la commission est née à Davos en janvier 2016 afin de s’engager pour l’environnement et les grandes questions de sociétés. Le développement durable est aujourd’hui une problématique centrale qui permet d’anticiper les  attentes du marché de demain. En effet, l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables se constate de jour en jour au même titre que la progression des effets négatifs des gaz à effets de serre sur la couche d’ozone. Ces contraintes permettent ainsi de dessiner des limites aux marchés tels que nous les connaissons aujourd’hui. Ces limites généreront nécessairement une demande importante des marchés afin de trouver d’y trouver des solutions durables.

En septembre 2015, 17 objectifs mondiaux aussi connu sous le nom de  Sustainable and Development Goals (SDG) ont été établis par les Nations Unis. La définition de ces objectifs vise à créer un monde globalement durable qui connaîtrait une croissance soutenable à long terme. Pour ce faire les entreprises doivent s’unir et faire front commun en faveur de la réalisation de ces objectifs.

En terme de chiffres, la réalisation de ces objectifs pourrait permettre de débloquer la somme de 12 000 milliards de dollars de possibilités commerciales pour les entreprises. En effet la Commission a conclu qu’en se concentrant sur quatre systèmes économiques précis (agro-alimentaire, urbanisme, énergie et matériaux, santé et bien être) ce chiffre est atteignable. Afin que le projet soit réalisable, il est primordial que les entreprises mettent en œuvre une politique sociale et durable avec autant de vigueur que celles employées pour augmenter les dividendes de leurs actionnaires ou remporter de nouvelles parts de marché. Dans la pratique la commission propose de s’occuper en priorité de soixante exemples directement liés à ces thèmes dont la réduction du gaspillage alimentaire dans la chaine de valeur, de l’offre de logements abordables dans les villes et du partage des risques dans le domaine médical.

Les recommandations en lien avec un fort leadership

La commission préconise par ailleurs plus généralement six actions à mettre en œuvre par les dirigeants  permettant selon elle de débloquer ces opportunités :

Ø  Contribuer au soutien des Objectifs Mondiaux (OM) en les définissant comme la stratégie de croissance à adopter.

Ø  Faire que les OM soient intégrés au coeur de la stratégie de l’entreprise

Ø  Favoriser la transition pour un marché durable en collaboration avec les différents acteurs du secteur

Ø  Payer le coût réel des ressources humaines et naturelles en appliquant le principe du “pollueur-payeur”

Ø  Faire pression sur le système financier pour avoir des investissements durables à long terme

Ø   Reconstruire le contrat social en appliquant le principe de la transparence

Toutes ces actions dans leurs réalisations font appel à un leadership de haut niveau qui doit avoir un impact fort sur les différents talents d’une entreprise pour insuffler cette dynamique de refonte du marché actuel.

L’inaction est aujourd’hui le pire ennemi de la transition des entreprises vers le développement durable. Le constat des spécialistes de l’environnement est alarmant et la majorité de la population ainsi que de nombreux gouvernements réclament désormais un changement rapide.

On peut raisonnablement penser que si les choses restent en état les gouvernements prendront des mesures réglementaires drastiques.

Dans cette optique de performance en perspective avec le développement durable on voit de plus en plus sur le marché de fonds identifiés avec le label ISR (Investissement Socialement Responsable). Le but est d’inciter les sociétés à intégrer des valeurs environnementales, sociales et de gouvernances à leurs gestions financières. En ce sens les sociétés de gestion proposant des fonds ISR et investissant dans des entreprises responsables contribuent à la conciliation de la performance économique et du développement durable. Toutefois, l’activité de telles sociétés de gestion est tributaire d’investisseurs ayant à coeur les problématiques abordées. C’est pourquoi Novafi, vise à informer les épargnants des possibilités d’investissement qui s’offre à eux afin qu’ils puissent soutenir les convictions grâce à leur épargne.


Pour en savoir plus :

 

Share on FacebookShare on Google+Share on LinkedInTweet about this on Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.