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Banques éthiques, banques traditionnelles : quelles différences ?

Epargne solidaire | 07/01/2016

Les banques éthiques se distinguent des banques classiques de par l’origine et la destination des fonds qu’elles récoltent, leur politique interne et leurs modalités de gestion.

Une gestion éthique de l’argent

L’argent que collectent les banques éthiques vient de l’épargne de leurs clients, comme n’importe quelle banque, mais cet argent doit provenir d’activités de l’économie réelle. C’est-à-dire que cet argent n’est pas issu de spéculations, d’industries de l’armement  ou fortement polluantes, ou d’argent non déclaré. Une fois les fonds collectés, la banque éthique opère une rigoureuse sélection des acteurs auxquels elle accorde des prêts. L’idée derrière cette sélection est que le but d’une banque éthique est d’avoir un impact positif au niveau économique, social et environnemental. Elle oriente ainsi ses crédits vers des activités économiques avec des objectifs sociaux, environnementaux et culturels. Certaines banques éthiques offrent des crédit immobiliers soumis à certaines conditions bien spécifiques : que ce soit de vieilles maisons en cours de rénovation, ou bien des habitations respectueuses de l’environnement. Certaines banques éthiques permettent à leurs clients de choisir précisément l’utilisation de leur épargne, ce qui est rarement le cas dans les banques traditionnelles.

Des banques aux risques modérés

Par ailleurs, les banques éthiques effectuent de manière systématique des mesures sur l’impact social et environnemental de leurs activités et des projets/institutions financés. Elles ne se livrent pas à des activités spéculatives ou opérations à court terme, que ce soit pour le compte de la banque ou bien celui de ses clients. Le volume maximal de financement octroyé par une banque éthique ne saurait dépasser 15% du montant des fonds propres de la banque. Grâce à ces précautions, ces institutions bancaires possèdent des niveaux de risque très faibles. Tout comme pour la collecte des fonds, les prêts accordés ne sont jamais à destination d’activités « controversées » (tabac, alcool, jeux de hasard, OGM etc…). Comme toute banque, les banques alternatives doivent réaliser des profits pour assurer leur viabilité et leur durabilité économique. Toutefois, elles peuvent prévoir des limites à la rémunération de leur capital. Elles réinvestissent leurs profits dans les objectifs sociaux de la banque elle-même.

Un mode de gestion éthique

Les banques éthiques font preuve d’une grande transparence, ce qui contraste avec l’opacité de certaines grandes banques. Cette transparence est valable aussi bien pour la provenance et l’utilisation des dépôts, pour les modalités de gestion de l’activité de crédit et de la gestion de la banque. Assez logiquement, les banques éthiques s’interdisent de créer des filiales à but financier et/ou fiscal dans des pays à haut niveau de discrétion financière. Enfin, ces banques mettent généralement en place un rapport entre la plus haute rémunération (=salaire + primes + bonus) de la banque et la plus basse. Ce rapport est situé habituellement autour de 7. Toujours dans un souci de transparence, les banques éthiques publient annuellement les rémunérations de ses employés.

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