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La Banque de France intègre des critères RSE dans sa cotation des entreprises

La Banque de France a annoncé début juin son intention de prendre désormais en compte des critères RSE dans son processus de cotation des entreprises.

Cette cotation est une évaluation des risques de défaut de paiement des entreprises, c’est-à-dire de leur capacité à honorer leurs engagements financiers à un horizon de trois ans selon les standards européens d’analyse du risque. La cotation Banque de France a pour but de fournir aux établissements de crédit une information fiable et comparable sur la qualité des engagements qu’ils vont prendre. Elle a aussi pour objectif d’aider les chefs d’entreprises à identifier les critères qui pèsent sur l’analyse de leur situation financière pour ainsi tenter de prévoir et d’éviter les défauts de paiements. Elle se construit grâce à des informations comptables, financières et relatives aux incidents de paiement.

Cependant, bien que capitale, la situation financière d’une entreprise n’est pas le seul élément à prendre en compte lors de l’analyse prospective de sa santé. En effet, la Banque de France considère qu’il existe une corrélation positive entre la performance économique d’une entreprise et la prise en compte de critères extra-financiers, notamment à travers les initiatives RSE. La Responsabilité Sociale des Entreprises consiste pour ces dernières à intégrer des préoccupations sociales et environnementales dans la gestion de leur activité et dans leurs interactions avec les parties prenantes, c’est-à-dire les salariés, les clients, les fournisseurs ou encore les actionnaires sans oublier les ONG et les communautés locales.

La Banque de France s’appuie sur une expérimentation menée pendant deux ans ainsi qu’une étude de France Stratégie qui conclue « un écart de performance économique d’environ 13% en moyenne entre les entreprises qui mettent en place des pratiques RSE et celles qui ne le font pas ». Il apparaît ainsi logique d’introduire cette notion dans la cotation Banque de France pour appréhender toutes les dimensions de la compétitivité d’une entreprise.

De par la diversité des domaines concernés par la RSE et l’étendue des 250 000 entreprises notées par la Banque de France, cette mesure ne peut avoir qu’un impact positif sur la progression vers une économie plus sociale et solidaire. Cette cotation à la fois comptable et qualitative pourra aussi servir d’outil de sélection aux plateformes de crowdfunding et aux fonds ISR.

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